Pouponiere volet social


Au fil du temps …

 

Michèle BURON-MILLET a voulu remercier les Sénégalais de leur aide et de leur travail auprès de jeunesFrançais et a proposé l’ouverture d’un lieu d’accueil provisoire de tout-petits en très grand danger. Les premiersbébés sont arrivés à « La Pouponnière » en février 2002.


                                           

 

« La Pouponnière » est un lieu d’accueil temporaire du tout petit enfantprivé de sa mère. Elle permet aux orphelins et aux enfants dont la famille ne peutpas s’occuper, de vivre dans un milieu protégé, la première année de leur vie. Ellepermet d’apporter une aide concrète aux populations locales. Le Séjour de rupture participent à son fonctionnement, en accord avec les conseils généraux quiplacent les jeunes et financent leur prix de journée, environ 13% de celui-ci sontversés à l’action sociale de « La Pouponnière ». Elle a pour double avantagede constituer un terrain de stage pour les jeunesconstruit autour d’une autre forme d’aide solidaire à laquelle ils sont habitués (les constructions pour les populations  les plus vulnérables et les collectivités) et donc d’une grande richessehumaine.

 

Un moment de complicité

 
« La Pouponnière », qui accueille plus de 230 enfants, est un support important pour « Vivre EnsembleMadésahel ». Chaque jeune la côtoie au quotidien parce que ses locaux sont voisins et aussi par le biais d'un stageobligatoire en fin de séjour. Le jeune y est accompagné par un moniteur chaque matinée pendant au moins un mois. S’il le souhaite, et si cela ne présente pas de risques particuliers, son stage de fin de séjour peut s’y déroulerintégralement. Ce lieu confronte les jeunes à leurs propres souvenirs d’enfance.

 

Parfois, c’est  que le jeune prend conscience qu'il appréciait vivre des moments en famille. C'est souvent lapossibilité de parler de sa vie familiale, de ce dont il en a rêvé, de ce qu'elle aurait pu être dans son pays denaissance... C’est aussi l’occasion pour certains d’apprendre à avoir moins peur du jour  eux-mêmes deviendrontparents et de se rendre compte quils sont capables de donner de l’attention, de la douceur et de l’amourPeuimporte si les jeunes avaient ou non, avant de venir, de l’expérience avec les bébéspeu importe quils soientgarçons ou fillesils sortent tous grandis de cette expérience  ils prennent la vie dans leurs mains.

 

Depuis l’ouverture de « La Pouponnière », le nombre d’admissions n’a cessé d’augmenter. Les bébésretournent dans leurs foyers à l’âge d’un an (quand tout va bien).



                                 


 Dans le cas  le retour n’est pas possible, les enfants sont accueillis aux Unités familiales créées                             en décembre 2003.

 

En 2005, l’ensemble du travail de l’association « Vivre Ensemble Madésahel » a était reconnu à traversl’agrément d’ONG qui lui a été accordéainsi que par le protocole d’accord signé avec la DESPSS la nommanttuteur judiciaire.

 

En constatant les besoins des populations, l’ONG a progressivement étendu son action en touchant d’autrespublics. Les enfants en situation de danger ou de maltraitance (souvent suite à une période de vie dans la rue) sontaccueillis depuis 2008 dans une section appelée la Grande enfance.

  

                

 

Force est de reconnaître que les retours sont intimement liés au vécu des parents, à l’histoire et au statut de l’enfant au moment de l’admission.

D’, à titre d’exemple, les alliances suivantes associées par certains parents :



Statuts                                                Qualificatifs                                       Sentence

L’enfant handicapé                            Enfant du diable                                Epreuve de survie

Enfant orphelin                                  Enfant meurtrier de sa mère              Condamné à purger une peine

Enfant naturel                                    Enfant du péché                                Ne fait pas partie de la famille

Enfant trouvé                                     Enfant objet                                       Souffrir le martyre

 

 


Le soutien aux populations démunies

 

Le but de « Vivre Ensemble Madésahel » étant de protéger les tout-petits et les plusdémunis, le volet social de notre ONG essaye de répondre aux besoins vitaux des personnesnécessiteusesMalheureusement, nos moyens sont très limités et ne nous permettent pas toujoursde soulager les gens de leur détresse.

 

 

Avec LES CHANTIERS SOLIDAIRES,  les jeunes du Séjour de rupture reconstruisent des logementsmodestes mais décents, à des personnes démunies (trop âgéeshandicapées, femmes isolées avec enfants), dansl’incapacité de se reloger après des désastresQuelquefoisils équipent aussi de sanitaires les écoles des villagespartenaires.

  LES DONS DE LAIT    permettent aux mères de jumeauxaux mères maladesaux personnes (tante ou grand-mèresouhaitant le maintien du bébé en famille malgré le décès de la mère, d’alimenter leurs bébés de façonadaptéeIls sont conviés aux pesées mensuelles pour contrôler une bonne évolutionainsi quaux CAMPAGNESDE VACCINATION.

  Lorsque nos moyens le permettent, LES DONS DE MEDICAMENTS donnent un accès aux soins pour les personnes les plus démunies se présentant avec des ordonnances. Au Sénégal, le commun des gens ne bénéficied’aucune prise en charge médicale, et tout un chacun doit payer ses soins et ceux de ses prochesCeux qui n’en ont pas les moyens renoncent donc à se soignerouvrant la porte à la fatalité

DES AIDES ALIMENTAIRES (rizoignonshuile, pommes de terre) sont données régulièrement aux plusfaibles (personnes âgées, femmes seules avec enfants). Certaines personnes n’ont aucun moyen de subvenir à leursbesoins.